La ville de GRANDVILLIERS est située sur le plateau picard et a beaucoup souffert au cours des siècles.
 
Son histoire est assez obscure, le nom de GRANDVILLIERS viendrait, paraît-il, d’une grande ville qui aurait été détruite par les Huns, au 5ème siècle. Aucun vestige de cette cité n’a été retrouvé. Le territoire de Grandvilliers appartenait au 13ème siècle, à l’Abbaye de Saint Lucien près de Beauvais.
 
En 1213, commença la construction. La ville se peupla rapidement et déjà se dessinait, en ce début du 13ème siècle, la fonction commerciale de notre ville qu’elle sut garder intacte à travers les vicissitudes de l’histoire.
 
Le 02 Septembre 1680, à 2 heures du matin, un incendie d’une violence inouïe éclatait soudainement à Grandvilliers. En quelques heures, ce bourg, l’un des plus considérables de la Picardie, était presque entièrement détruit. Toutes les maisons, au nombre de près huit cents, couvertes en chaume, ont été brûlées, à l’exception de six ou sept et d’un monastère de jeunes filles. De l’Eglise, il ne resta que les murs et le petit portail sud classé depuis dans les monuments historiques.
 
Le 27 Octobre 1680, les habitants du bourg qui ‘étaient réfugiés dans les villages voisins, vinrent en grand nombre et se rassemblèrent dans la Chapelle St Jean que l’incendie avait épargnée. Cette Chapelle est toujours existante, Bossuet, Abbé de St Lucien et Seigneur de Grandvilliers, leur prodigua des paroles de consolation, les aida par ses libéralités et leur promit de continuer de les secourir pour reconstruire leurs maisons et leur église.
 
On a voulu voir l’œuvre de Bossuet dan le tracé des larges rues de Grandvilliers; l’existence aux Archives départementales de l’Oise d’un plan de la localité portant les armes du Prélat, a contribué à accréditer cette légende.
 
En 1910, eurent lieu de grandes manœuvres.

Grandvilliers en était le centre. C’étaient les premières manœuvres terrestres et aériennes, avec les dirigeables, le Clément Bayard, le liberté et des avions. Un des pionniers de l’aviation, Latham et d’autres aviateurs y prirent part. C’est à l’occasion de ces manœuvres que Grandvilliers eut l’honneur de recevoir Armand Fallières, Président de la République et les missions étrangères. Une plaque commémore cette visite, seul vestige sauvé du sinistre de 1940.
 
Trois siècles après le désastre de 1680, Grandvilliers est de nouveau terriblement très éprouvé et subit les méfaits de la deuxième guerre mondiale. Les 6, 7 et 8 juin 1940, les bombardements et l’incendie détruisent totalement 163 maisons, une partie des édifices publics: l’ancienne halle de blé, la salle des fêtes et l’Hôtel de Ville. Elle subit encore des bombardements en 1944.
 
Après quatre années d’occupation et d’oppression, les opérations de remembrement peuvent enfin commencer. Bénéficiant de ce large tracé conçu par Bossuet, peu de travaux de voirie sont à modifier.
 
La reconstruction des immeubles commence en novembre 1948. Elle est terminée en décembre 1954.
 
Dès 1951, le Conseil Municipal se préoccupe de la reconstruction des édifices publics. L’avant-projet de l’Hôtel de Ville fait l’objet de voyages documentaires, d’études minutieuses et approfondies nécessitant de nombreuses réunions.
 
Le projet définitif est adopté le 28 mai 1954.

Le 21 Octobre 1954, dans la salle de la mairie provisoire, Monsieur Maurice GORE, Maire, Président de l’Association Syndicale de Reconstruction, procède à l’adjudication des travaux de l’Hôtel de Ville.
 
Le chantier est ouvert le 6 Décembre 1954.

La première pierre de cet édifice est posée le dimanche 27 février 1955, en présence de monsieur Jean RAYMOND, Préfet de l’Oise, de nombreuses personnalités et de la Municipalité.
 
La construction était terminée en 1956.

En 1985, 24 personnes périssent dans l’incendie qui ravage la maison de retraite.
 
Le président François Mitterrand viendra sur les lieux. Il reviendra en 1989 pour inaugurer la nouvelle maison de retraite.